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Partir
travailler à
l'international pour
valoriser sa
carrière
Le
marché de
l'emploi en France
semble saturé. La
solution, partir
à
l'étranger. Mais
est-ce que ce choix est
vraiment le meilleur ?
Est-ce qu'à la
fin de l'expatriation,
il est beaucoup plus
facile de retrouver un
travail dans une
entreprise
française compte
tenu de
l'expérience
acquise ?
Nous
sommes à
l'ère de la
mondialisation : celle
de l'économie, du
style de vie, mais
également celle
du travail.
L'externalisation et
l'offshoring constituent
les canaux principaux
pour s'expatrier. La
fonction publique
embauche
également dans le
cadre des missions de
coopération. Dans
une moindre mesure, les
grandes firmes
nationales et
multinationales font
appel à des
experts qui viennent
d'autres pays que celui
où ils sont
implantés.
Travailler en tant
qu'expatrié
semble être pour
beaucoup une
opportunité :
financière bien
évidemment, mais
aussi pour assurer un
parcours brillant.
Encore faut-il viser le
pays de destination en
fonction du profil.
Les
pays courtisés :
interaction
nécessaire entre
profil et zone
géographique
Quels
sont les pays où
il est recommandé
de s'expatrier ? Tout
est fonction du profil
du candidat. Une
expatriation en Chine,
à Hong Kong et
dans les grandes places
financières
(Londres, New York,
Tokyo) est vivement
conseillée pour
ceux ou celles qui
possèdent un
profil de comptable ou
de financier. Pour les
emplois culturels
(fonction publique,
organismes
internationaux tels que
l'UNESCO, centres
culturels
),
l'Afrique est
recommandée : le
Sénégal,
la Mauritanie, le
Cameroun par exemple
sont des pays où
l'environnement culturel
est très
dynamique. Peu importe
le profil, quelques
années au sein
d'une entreprise
installée aux
Émirats Arabes
Unis seront
incontestablement un
plus pour le CV. Les
ingénieurs,
surtout dans le domaine
de l'informatique et du
bâtiment, ont tout
intérêt
à faire un
détour dans les
pays émergents
asiatiques : à
leur retour, ils seront
repérés
par un recruteur au
moins. Aussi, avant de
se lancer dans un projet
d'expatriation, il
importe de s'informer
sur le pays de
destination et surtout
de savoir s'il
bénéficie
d'une bonne
réputation
auprès des
recruteurs.
Les
limites de
l'expatriation
La
première limite
se situe au niveau du
cursus universitaire :
le profil le plus
recherché est
celui du doctorant.
Garant d'un niveau
scientifique
élevé
ainsi que d'une
compétence de
haut niveau, le
titulaire d'un doctorat
aura mille fois plus de
chance pour
décrocher un
emploi auprès
d'une multinationale que
celui ou celle qui
possède un
master. À plus
forte raison, un
autodidacte aura plus de
mal à faire
reconnaître ses
compétences
malgré des
années
d'expérience.
Dans un monde où
la recherche et le
développement
contribuent fortement
à la
compétitivité
d'une entreprise, il est
tout à fait
normal que les
chercheurs se retrouvent
au premier rang des
cibles des chasseurs de
têtes.
La
deuxième limite
se situe au niveau de la
nature du contrat :
très souvent, il
s'agit de contrat
à durée
déterminée.
Peut-on, dans ce cas,
parler d'une
réelle
stabilité ?
Généralement,
on ne s'en rend vraiment
compte que la
dernière
année, mais une
année suffit-elle
pour rechercher un
nouveau contrat ? C'est
à ce titre que
l'expatriation est
finalement un choix
incertain. Cette
incertitude est encore
plus flagrante lorsque
le pays de destination
présente des
risques en raison d'une
crise politique, d'une
guerre civile latente et
autres conflits à
l'origine d'un
ralentissement de
l'activité
économique. Quoi
qu'il en soit, pour
faciliter la
réinsertion tant
professionnelle que
culturelle dans le pays
d'origine, il est
recommandé de
limiter la durée
de l'expatriation
à trois ans. Les
entreprises
françaises ont en
effet tendance à
avoir peu confiance en
ceux ou celles qui ont
quitté le pays
trop longtemps, car
elles estiment
qu'entre-temps la
réalité et
les
spécificités
du marché
français ont
beaucoup
évolué
!
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